" "Poutine " complice " et intervention " légitime ", selon Macron — Frappes en Syrie

Lundi, 16 Avr, 2018

"Il y a dix jours, le président Trump disait 'les Etats-Unis ont vocation à se désengager de la Syrie', nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester", a dit le chef de l'Etat français dans une interview en direct accordée à BFM TV, RMC et Mediapart.

L'intervention en cours est "circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", a expliqué le président dans un communiqué publié peu après l'annonce que de fortes explosions avaient été entendues samedi avant l'aube dans la capitale syrienne Damas survolée par des avions.

La ligne rouge a été franchieLa ligne rouge fixée par la France en mai 2017 a été franchie. On le voit entouré de la ministre de la Défense Florence Parly et de ses principaux conseillers diplomatiques et militaires.

Emmanuel Macron a déclaré dimanche soir avoir convaincu le président américain Donald Trump de ne pas retirer ses troupes de Syrie et de limiter les frappes, qui ont été menées conjointement par Paris, Londres et Washington dans la nuit de vendredi à samedi, aux "sites chimiques" syriens.

Samedi en fin de journée, il a estimé que les frappes avaient atteint leurs "objectifs" et qu'il revenait désormais au Conseil de sécurité de l'ONU de reprendre "l'initiative sur les plans politique, chimique et humanitaire". Il a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

S'exprimant à ses côtés, Mme Parly a indiqué que la France avait mobilisé à la fois des frégates multimissions en Méditerranée et des avions de chasse pour frapper.

Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques.

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Selon le président français, les frappes occidentales contre la Syrie ont été un succès "sur le plan militaire". Bush en 2003, qui avait alors annoncé, de manière prématurée, la fin de la guerre en Irak.

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Le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, a rejeté les allégations russes selon lesquelles 71 missiles sur les 103 tirés par les Occidentaux avaient été interceptés par les forces syriennes équipées par Moscou.

Il n'avait guère laisser planer de doutes sur ses intentions de réagir militairement après l'attaque du 7 avril qui correspondait, selon lui, à la "ligne rouge" qu'il avait fixée, à savoir une attaque chimique présentant un caractère "létal" et pour laquelle la responsabilité du régime était "avérée".

Il affirme: "nous avons réussi l'opération sur le plan militaire". Et révélant que la décision avait été prise dès dimanche dernier.

M. Macron doit se rendre dans les prochaines semaines aux Etats-Unis, puis en Russie.

Le chef de l'Etat annonce aussi que, conformément à la Constitution, "le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger". Pour la présidente du Front National (extrême droite), Marine Le Pen, "la France perd à nouveau une occasion d'apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d'équilibre dans le monde".

"Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l'ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise (extrême gauche). Le raid aérien est parti de France. La Russie a indéniablement apporté un soutien militaire actif aux opérations de reconquête de la Ghouta orientale.