Près de 800 arrestations depuis le déclenchement des troubles — Tunisie

Samedi, 13 Jan, 2018

Mais la situation était calme à Sidi Bouzid, ainsi qu'à Kasserine, autre ville du centre défavorisé du pays, et à Tebourba, à 30 km à l'ouest de la capitale, où un protestataire est décédé lors des heurts dans la nuit de lundi, ont indiqué des correspondants de l'AFP. Il a affirmé que les heurts entre jeunes et policiers avaient été "limités" et "sans gravité".

"Il y a des actes de pillage et de vol, mais aussi un message politique de la part d'un pan de la population qui n'a plus rien à perdre et qui se sent ignoré " sept ans après une révolution qui réclamait travail et dignité, estime le politologue Selim Kharrat.

A Siliana, une ville du nord-ouest, des dizaines de jeunes ont jeté des pierres durant environ trois heures dans la nuit de jeudi à vendredi sur des agents des forces de sécurité qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes.

L'armée a été déployée autour de banques, bureaux de postes et autres bâtiments gouvernementaux sensibles dans les principales villes du pays, selon le ministère de la Défense. Son frère témoigne et dit notamment que "les autorités ont menti".

Diddy offre un million de dollars au jeune mannequin d'H&M
En pleine polémique H&M, le rappeur Diddy a lui aussi réagi, s'offrant au passage un petit coup de publicité. Le chanteur The Weeknd avait fait part de son intention de ne plus collaborer avec la marque.

Bakambu va devenir le joueur africain le plus cher de l'histoire
Le club de l'Empire du milieu a payé la clause libératoire du joueur élevée à 40 M€, ce n'est pas tout. Et pour l'attirer, ce club chinois a dû casser sa tirelire.

Toutes les infos — Nintendo Direct Mini
Pour les fans de Mario + Rabbids Kingdom Battle, on note qu'un nouveau personnage - Donkey Kong! - sera offert aux joueurs. Portage de Hyrule Warriors de la Wii U à la Switch pour le printemps en version " Definitive", avec des costumes en bonus.

Les protestations nocturnes ont été émaillées de violences.

TUNIS | Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines blessées lors d'une nouvelle nuit de troubles à travers la Tunisie, alimentés par une grogne sociale persistante et de récentes mesures d'austérité.

"La classe politique n'a pas encore cédé à cette tentation autoritaire", mais "dans un contexte de marasme économique, la nostalgie d'un Etat fort, à l'image de celui que l'ancien régime prétendait défendre, se répand", écrit ce think tank dans un rapport publié jeudi. Après plusieurs années de marasme économique et d'embauches massives dans la fonction publique, la Tunisie est confrontée à d'importantes difficultés financières, l'obligeant à contracter des prêts auprès des institutions financières internationales. L'inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux inquiétants.

Tunis a obtenu en 2016 une nouvelle ligne de crédits du Fonds monétaire international (FMI), d'un montant de 2,4 milliards d'euros sur quatre ans, en échange d'un programme visant à réduire les déficits. Les militants de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée en début d'année pour protester contre les hausses des prix ont appelé à manifester massivement ce vendredi contre cette loi, ainsi qu'une meilleure couverture sociale pour les familles en difficulté et un plan de lutte contre la corruption. Le puissant syndicat UGTT, tout en reconnaissant la légitimité des revendications de nombreux jeunes sans emploi, a condamné "la violence et le pillage", appelant à "protester de manière pacifique pour ne pas être utilisés par des parties qui ne veulent pas le bien de notre expérience démocratique naissante". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.