10 morts dans le centre du pays — Manifestations en Iran

Samedi, 13 Jan, 2018

Les manifestations qui durent depuis quatre jours ont sauté dans 13 provinces.

"Ce qui fait descendre les Iraniens dans la rue le plus souvent, ce sont des problèmes économiques ordinaires - la frustration face au manque d'emplois, l'incertitude par rapport à l'avenir de leurs enfants", explique à l'AFP Esfandyar Batmanghelidj, fondateur du Europe-Iran Business Forum.

" Nous exhortons tous les pays à soutenir publiquement le peuple iranien et ses demandes pour des droits élémentaires et la fin de la corruption", a ajouté Mme Nauert. La croissance est repartie pour l'Iran, mais le développement de l'économie est toujours bloqué par des sanctions internationales qui n'ont été que partiellement levées. Ce mardi 2 janvier, de nouvelles manifestations antigouvernementales ont eu lieu dans le pays, poursuivant un mouvement de protestation contre la vie chère sans équivalent depuis 2009.

Des messages sur les médias sociaux et la hausse subite des prix pour des aliments de base comme les oeufs et la volaille seraient à l'origine de ces manifestations. Les manifestants, issus des classes populaires parlent d'ailleurs depuis dimanche de " révolution des oeufs ".

Le président Hassan Rohani avait été réélu en mai dernier sur la promesse d'une amélioration sur le front économique.

L'ONU veut la fin de la transition en 2018 — Libye
La Libye est le théâtre d'une division politique et de troubles depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Son économie, qui repose essentiellement sur le pétrole, est en ruine.

EasyJet et Air France s'intéressent à Alitalia
Il a en effet écarté la possibilité d'un accord rapide et demande à ce que la compagnie soit restructurée avant d'aller plus avant.

Michel prend la porte ! (officiel) — Malaga
Avec lui, Malaga avait terminé la saison dernière en milieu de classement. "Le club remercie Michel pour son professionnalisme et son comportement".

Les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques et différents sièges du Bassij, la milice islamique du régime.

"Bien qu'il ait reconnu que l'Iran devait fournir " un espace " pour que la population puisse exprimer ses " inquiétudes quotidiennes ", les manifestations se sont poursuivies. Mais généralement les officiers de police tentaient de calmer les gens. Et face aux violences, le pouvoir a finalement durci le ton. "Nous agirons contre ceux qui provoquent la terreur", a averti le ministre de l'Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, en faisant la distinction entre "ceux qui ont des revendications légitimes" et "les contre-révolutionnaires".

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale affirme que " les hashtags et les messages à propos de la situation (...) proviennent des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Arabie saoudite ".

Il a ensuite précisé, toujours sur Twitter: "Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et un jour viendra où le peuple iranien sera confronté à un choix", avant de conclure: "Le monde entier vous regarde!" Il a faim de nourriture et de liberté.

" Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années". Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que " le bon sens doit prévaloir pour empêcher toute escalade". Une déclaration plutôt discrète, alors que la France tente de resserrer ses liens avec l'Iran. Ces images étaient cependant invérifiables dans l'immédiat et les médias locaux ont gardé le silence sur de nouveaux rassemblements samedi en province.