Que le gouvernement français sorte de sa torpeur — Honduras

Четверг, 07 Дек, 2017

Des centaines de policiers au Honduras sont descendus dans la rue lundi pour marquer leur refus de faire appliquer l'état d'urgence et de réprimer les manifestations de l'opposition, qui dénonce l'élection présidentielle "frauduleuse" du 26 novembre.

"Nous sommes ouverts à l'examen, à la révision (du scrutin) une, deux, trois, autant de fois que nécessaire".

L'opposition espère ainsi écarter la possibilité d'une fraude favorable au président sortant, contre son adversaire de gauche, Salvador Nasralla, un présentateur de télévision de 64 ans novice en politique. "Nous n'avons aucun problème", a déclaré le président de droite, dont l'opposition juge illégale l'éventuelle réélection, non autorisée par la Constitution.

En fait, l'opposition (Alianza de Oposición contra la Dictadura), qui nie la victoire du président sortant, demande la vérification de plus de 5 000 procès-verbaux litigieux (transmis après des pannes informatiques) alors qu'il y aurait seulement 52 000 voix d'écart entre les deux candidats.

Les autorités électorales espéraient ainsi calmer la colère de la population face à la probable réélection de Juan Orlando Hernandez.

Dix jours après les élections, le Honduras ignore encore qui dirigera le pays ces quatre prochaines années.

Officiellement, et malgré le dépouillement de 99,98% des bulletins, le TSE se refuse à déclarer un vainqueur tant que les recours n'ont pas été étudiés, mais publie des chiffres clairement favorables à Juan Orlando Hernandez, crédité de 42,98% des suffrages, contre 41,39% pour Salvador Nasralla.

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Les membres des "Cobras", les unités de la police anti-émeute, soutenus par d'autres policiers, sont sortis de leurs casernes, situées dans le nord de Tegucigalpa, la capitale, pour signifier leur refus de faire appliquer le couvre-feu et réprimer les manifestants qui protestent depuis la semaine dernière contre le scrutin.

Dans les rues du Honduras, le couvre-feu a généré un chaos automobile et forcé les habitants à faire la queue devant les magasins pour s'approvisionner avant qu'ils ferment. Ce dernier avait affirmé lundi à l'AFP qu'il ne pourrait "jamais accepter" ces résultats "ni officiels ni définitifs".

La mission d'observation électorale de l'Union européenne a réclamé un recomptage des voix pour plus de transparence afin de " veiller à ce que le vote du peuple hondurien soit respecté ", a expliqué le député européen Marisa Matias.

Deux policiers ont été abattus par des inconnus dimanche soir, ont annoncé les autorités.

Des centaines d'habitants du voisinage ont accouru pour les applaudir, certains arborant des pancartes portant l'inscription "J'aime la police".

A 18H00 locales (02H00 mardi en Suisse), heure de l'entrée en vigueur du couvre-feu, d'autres unités de la police sont arrivées à la caserne des "Cobras" pour leur apporter leur soutien, formant un cortège de motos et de véhicules de patrouille, toutes sirènes hurlantes.

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