Lafarge en Syrie: le groupe admet des "erreurs inacceptables"

Mercredi, 06 Déc, 2017

"Tout cela aurait dû être évité", a avoué Beat Hess.Selon les médias de l'Hexagone, une nouvelle vague d'interrogatoire de dirigeants ou d'anciens dirigeants du groupe, dont l'ex-directeur général Bruno Lafont, est attendue.Le Figaro rappelle dans ce sens que les deux directeurs successifs de l'usine syrienne de Lafarge, de 2008 à l'été 2014, ont été mis en examen vendredi pour financement d'entreprise terroriste, mise en danger de la vie d'autrui et violation de l'embargo européen sur le pétrole syrien.

La justice française a ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles le groupe français Lafarge (absorbé en 2015 par le Suisse Holcim pour former un géant du ciment ) a maintenu en 2013-2014 ses activités en Syrie dans une zone de conflit, tenue notamment par l'organisation Etat islamique (EI). Deux anciens cadres de Lafarge et un responsable de la sécurité du groupe ont déjà été mis en examen vendredi dernier dans ce dossier.

Les enquêteurs cherchent à savoir si la direction en France était au courant de telles pratiques.

Début 2017, les enquêteurs du SNDJ avaient entendu plusieurs cadres et hauts responsables de l'entreprise.

"Le quai d'Orsay nous dit qu'il faut tenir, que ça va se régler", avait notamment déclaré Christian Herrault devant le SNDJ.

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L'ex-PDG a toujours démenti avoir eu connaissance de tels agissements. "Si rien ne me remontait, c'est que rien de matériel ne se produisait", avait-il assuré en janvier au SNDJ.

Dans un rapport accablant pour la maison-mère, les douanes judiciaires ont conclu qu'"il serait tout à fait étonnant que M. Lafont n'ait pas demandé à son équipe de direction d'avoir un point précis de la situation d'une cimenterie dans un pays en guerre".

Eric Olsen a "participé pleinement aux discussions concernant la sécurité de l'usine LCS", souligne Baker McKenzie.

Les enquêteurs tentent enfin de déterminer le rôle qu'auraient pu jouer les autorités françaises, alors que plusieurs protagonistes ont indiqué avoir été en contact régulier avec le ministère des Affaires étrangères et la DGSE, les services de renseignements extérieurs. Une vaste perquisition a eu lieu les 14 et 15 novembre au siège du cimentier à Paris.

Dans un entretien donné au Figaro, Beat Hess, le président du groupe LafargeHolcim a reconnu " des erreurs inadmissibles que le groupe regrette et condamne ".