"Colombes : "une épicerie halal " à 96 % " jugée pour " communautarisme "

Lundi, 04 Déc, 2017

Le local commercial ayant été loué pour accueillir un commerce généraliste d'alimentation, le bailleur considère que la supérette ne respecte pas ce contrat.

Le litige, que le tribunal de Nanterre doit trancher ce lundi 4, oppose l'office HLM de Colombes et l'épicerie halal Good Price, située au pied des tours de la cité des Grèves, et dont le principal tort est de ne pas vendre d'alcool ni de porc. "Colombes a donné un bail à la société Good Price et, dans les clauses du bail, est insérée une mention pour que ce commerce soit généraliste", avait-il précisé.

Pas d'alcool, ni de porc, tels sont les produits que les gérants d'une épicerie de Colombes (Hauts-de-Seine) ont choisi de ne pas commercialiser dans leur magasin d'alimentation, estimant qu'ils ne trouveraient pas leurs clients.

"Il s'agit d'une alimentation particulière".

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"Lors d'une audience au tribunal en octobre, l'avocat de Colombes Habitat Public a estimé que l'épicerie est halal." à 96 % ".

Le contrat de location du commerce, d'abord signé par Franprix, enseigne d'alimentation généraliste, avait été cédé à Good Price au printemps 2015. Car Good Price et son avocate réfutent l'accusation, qu'ils considèrent bancale dans la mesure où, selon eux, "le chiffre de 96% ne correspond pas à la réalité". Quant à l'alcool, elle considérait qu'il s'agissait d'"une activité annexe", avant d'affirmer que "le vin ne (faisait) pas partie de l'alimentation générale".

Interrogé en août 2016, lorsque l'office HLM a porté l'affaire en justice, le gérant a expliqué sa démarche ainsi: "Je fais du commerce". "Aucune marque connue en France, pas d'alcool, pas de porc, vous n'avez pas certains produits laitiers.", avait-il ajouté pour étayer son argument.

"Je fais du commerce, je regarde autour de moi et je cible ce qui peut s'y vendre". Mais pour la mairie, dirigée par Nicole Goueta (Les Républicains) et à l'origine de la plainte, la supérette se présente comme "une épicerie communautaire" et sa politique de vente "correspond à une pratique religieuse".