Des cellules de peau génétiquement modifiées pour sauver un jeune garçon

Vendredi, 10 Nov, 2017

Les médecins allemands appellent alors à l'aide une équipe de chercheurs italiens qui, en 2006, avait réalisé avec succès une greffe de peau à partir de cellules-souches génétiquement modifiées chez un patient atteint d'épidermolyse bulleuse.

En juin 2015, ce jeune patient, d'origine syrienne, est alors âgé de septans. Cette pathologie provoque des plaies chroniques sur la peau, la formation de cloques entre l'épiderme et le derme et cela peut conduire au développement d'un cancer de la peau. Très rare, elle est liée à des mutations de trois gènes.

"Il avait développé une infection qui lui a rapidement fait perdre" son épiderme "sur presque les deux tiers de la surface de son corps", a expliqué au cours d'une conférence de presse téléphonique Tobias Rothoeft, du service grands brûlés de l'hôpital pour enfants de l'université de la Ruhr, à Bochum, dans le nord-ouest de l'Allemagne. Des cellules de peau ont été prélevées sur une partie du corps du patient non abîmée. Ils y ont inséré une forme non mutée du gène LAMB3, qui permet l'adhérence de l'épiderme au derme, puis ont mis en culture in vitro ces cellules génétiquement modifiées. Plusieurs opérations ultérieures ont ensuite permis de recouvrir le reste de la surface de son corps.

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Si elle recueille suffisamment de preuves, Mme Bensouda demandera aux juges "de délivrer soit des citations à comparaître soit des mandats d'arrêt".

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Ce traitement n'est pas totalement inédit. Ce traitement avait déjà été expérimenté sur deux patients par le passé, mais seulement sur une petite surface de peau. Au total, environ 80 % de sa peau a été remplacée. Selon nos confrères de la revue Nature qui révèlent cet exploit médical, l'enfant a dû être suivi pendant huit mois en soins intensifs mais aujourd'hui, il a pu quitter l'hôpital et retourner à l'école comme un petit garçon en bonne santé.

La thérapie génique ouvre un vaste champ des possibles pour les médecins.