Le gouvernement séparatiste catalan convoque un référendum d'autodétermination, Madrid s'oppose — Espagne

Jeudi, 07 Sep, 2017

La Cour constitutionnelle saisie.

Le Parlement de Catalogne, dominé par les indépendantistes, s'apprêtait mercredi à voter une loi organisant un référendum d'autodétermination interdit.

Les séparatistes réclamaient depuis des années l'organisation d'un référendum en accord avec l'État, s'inspirant des modèles québécois et plus récemment de l'Écosse, où une consultation de cette nature s'est tenue en 2014 et a finalement été emporté par les partisans d'un maintien au sein du Royaume Uni.

La Cour ne devrait cependant pas examiner ces recours mercredi, car elle a levé sa séance à la mi-journée et ne siègera pas avant jeudi, a précisé une porte-parole du tribunal.

Le président de la région, le séparatiste Carles Puigdemont, s'est, quant à lui, félicité de l'adoption du texte, assumant cette "prise de risque" collective.

Les séparatistes veulent consulter les Catalans pour déterminer si leur région de 7,5 millions d'habitants -16% de la population espagnole- doit devenir "un Etat indépendant sous forme de République", quarante ans après le retour complet à la démocratie.

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" Vous êtes sur le point de commettre l'erreur la plus grave de l'histoire démocratique de la Catalogne ", a lancé Inès Arrimadas, à la tête au niveau régional du principal parti d'opposition, Ciudadanos, un parti anti-indépendantiste de centre-droite.

En présentant cette loi, la majorité indépendantiste ignore une interdiction déjà énoncée par la Cour constitutionnelle. La signature intervient après la promulgation de la loi régionale organisant la tenue de ce scrutin, au nom du "droit du peuple catalan à décider de son avenir politique".

Le référendum doit ensuite être officiellement convoqué par un décret de l'exécutif de Catalogne, qui désobéirait alors à son tour à la justice. La Catalogne vit une poussée de fièvre sécessionniste, en partie alimentée par la crise mais aussi le sentiment d'être maltraitée par l'Etat central.

Deux ans ont encore filé, sans véritable évolution du camp de Mariano Rajoy, accusé d'immobilisme: une première année sans gouvernement central en raison du blocage du Parlement, une deuxième avec des propositions de "dialogue" et d'investissements, mais sans céder sur l'essentiel, l'exigence d'un référendum. Une partie de l'opinion publique régionale est lasse de ce débat.

L'Union européenne observe et a fait savoir qu'elle ne reconnaîtrait pas un tel État catalan. Le gouvernement central a promis que le vote du 1er octobre n'aurait pas lieu. sans dévoiler son plan.