Présidentielle au Kenya : scènes de violence dans des fiefs de l'opposition

Samedi, 12 Aoû, 2017

Le Kenya retenait son souffle vendredi dans l'attente de la proclamation du vainqueur de l'élection présidentielle, les résultats provisoires donnant le sortant Uhuru Kenyatta largement favori face à son rival Raila Odinga, qui revendique la victoire.

En 2007, l'opposant avait appelé ses partisans à manifester, provoquant des violences interethniques qui ont fait plus de 1.200 morts, alors qu'en 2013, il s'est contenté de contester - sans succès - l'issue du vote devant les tribunaux.

" Pour nous, aller en justice n'est pas une alternative".

" Ils sont venus nous tuer comme en 2007 ", a déclaré un manifestant dans le bar d'un quartier de Nyalenda à Kisumu, où il avait trouvé refuge avec quelques personnes, après que la police eut ouvert le feu sur un groupe tentant de manifester.

Trois jours après la tenue du scrutin présidentiel, le mardi 8 août, tout le Kenya a longuement et fébrilement attendu l'annonce du résultat de cette présidentielle.

" Je pense que tout ça relève d'une mascarade totale, c'est un désastre ", a déclaré James Orengo, un des principaux leaders de la coalition d'opposition qui a multiplié depuis mardi, jour du scrutin, des accusations de fraude que la commission électorale (IEBC) a selon lui ignorées. Le père de ce dernier, Jaramogi Oginga Odinga, fut brièvement vice-président, avant de perdre la lutte post-indépendance pour le pouvoir au profit du premier chef d'État Jomo Kenyatta, père d'Uhuru. "Les gens veulent la justice", a-t-il ajouté.

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James Orengo, un proche d'Odinga, a jugé que le processus électoral était une " farce ".

Une éventuelle victoire de M. Kenyatta laisse craindre un vif sentiment d'amertume chez les partisans de M. Odinga, et de possibles troubles.

Les accusations de fraude ont exacerbé les passions déjà lestées d'un demi-siècle de rivalité dynastique entre les familles Kenyatta et Odinga.

En outre, M. Odinga livre certainement sa dernière grande bataille politique, lui qui s'est présenté quatre fois à la présidentielle.

M. Odinga, membre de la communauté luo de l'ouest du pays, s'est une nouvelle fois présenté comme le garant d'une répartition plus équitable des richesses de l'économie la plus dynamique d'Afrique de l'Est.

Si l'élection présidentielle était au centre de l'attention, les Kényans ont également voté pour élire leurs gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'Assemblée. M. Odinga a boycotté la cérémonie de publication des résultats des votes organisé à Nairobi.