L'attitude de Trump envers Pyongyang est tout sauf une surprise

Samedi, 12 Aoû, 2017

Le président des États-Unis Donald Trump a défendu jeudi 10 août avec énergie sa formule controversée de mise en garde à la Corée du Nord, à qui il avait promis "le feu et la colère".

"Des solutions militaires sont maintenant entièrement en place, verrouillées et chargées, au cas où la Corée du Nord agit de manière imprudente", a indiqué le président américain sur son compte Twitter.

La Corée du Nord avait répliqué en disant, mercredi, "examiner soigneusement" un projet de frappe sur le territoire américain de l'île de Guam, dans le Pacifique.

"Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le territoire américain en premier, et que les Etats-Unis ripostent, la Chine restera neutre", poursuit le journal.

Interrogé sur d'éventuelles frappes préventives visant la Corée du Nord pour contrer le développement de ses programmes nucléaire et balistique, le président américain s'est refusé à tout commentaire.

Ce plan sera finalisé et pourrait être mis en œuvre "à tout moment, dès que Kim Jong-Un, le commandant suprême de la force nucléaire de la DPRK (Corée du Nord) le décidera", a ajouté l'agence. " Quatre missiles seront tirés simultanément et survoleront les préfectures japonaises de Shimane, Hiroshima et Koichi ", explique l'armée.

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D'ailleurs, il n'y a aujourd'hui " aucun joueur dans l'équipe première de Madrid avec moins de 500 millions de clause ". En effet, l'international espagnol du Real commence à prendre de plus en plus de poids avec l'effectif madrilène.

Pour un général nord-coréen, Donald Trump a perdu la raison
Mais le président américain a manifestement décidé cette semaine lâcher les chevaux. Les engins s'abîmeraient ainsi à l'extérieur des eaux territoriales américaines.

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La liste des pays de l'Union européenne touchés par le scandale des millions d'œufs contaminés au fipronil s'allonge. La Belgique accuse les Pays-Bas de ne pas avoir prévenu ses voisins dès les premiers soupçons.

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: s'il ne tente pas de les intercepter, sa crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d'ICBM grandeur nature.

Le risque de conflit est réel, mais "personne dans la région, même pas la Corée du Nord, ne veut une autre guerre", analyse Jean H. Lee, la responsable du bureau coréen de l'Associated Press à Pyongyang, dans les colonnes du quotidien britannique The Guardian.

Les engins "voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s'écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam". "Elle ne parle certainement pas des Etats-Unis, je peux vous le dire", a-t-il affirmé.

Pékin, principal allié du régime de Kim Jong-Un, appelle en conséquence les parties en présence "à faire encore plus d'efforts pour encourager une résolution par le dialogue" du dossier nord-coréen. Ils s'abîmeraient ainsi à l'extérieur des eaux territoriales américaines.

Pékin est irrité à la fois par l'attitude de la Corée du Nord, qui poursuit ses essais nucléaires et balistiques, et par les initiatives des Etats-Unis et de la Corée du Sud, notamment leurs manoeuvres militaires perçues comme un facteur de tensions. Guam, où vivent 162 000 habitants, est également équipé d'un bouclier antimissiles THAAD.