Les républicains, divisés, reportent le débat sur Obamacare — Etats-Unis

Mercredi, 28 Juin, 2017

Résultat, si la majorité persiste à soumettre comme prévu le texte aux voix des sénateurs cette semaine, elle risque de recevoir un camouflet retentissant.

Le projet de réforme vise à concilier la promesse d'abrogation de la loi démocrate de 2010 tout en élaborant un système alternatif et libéralisé pour éviter de couper l'herbe sous le pied à la vingtaine de millions d'Américains qui ont pu souscrire une couverture maladie grâce à Obamacare.

La majorité républicaine, - 52 sénateurs sur un total de 100 -, ne peut se permettre que deux défections, la minorité démocrate étant contre.

Donald Trump a parlé ce week-end à plusieurs d'entre eux "pour écouter leurs préoccupations", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer.

McConnell a expliqué qu'une nouvelle version allait être rédigée pour tenter de faire baisser le nombre de personnes qui perdraient leur assurance maladie et lutter davantage contre l'augmentation des coûts, qui pourraient tripler d'ici 2026 pour un retraité, à 20.000 dollars par an contre 7.000 dollars sous Obamacare.

La Maison Blanche, de son côté, a choisi de dénoncer la méthodologie du CBO, citant d'anciennes prédictions qui ont été démenties plus tard par la réalité.

France: Verdict aujourd'hui pour le "perchoir" de l'Assemblée nationale
La personne investie sera ensuite élue dans l'après-midi au cours de la première séance de la législature. Dans tous les cas, un record sera battu sous la Vème République, le maximum ayant été six jusqu'alors.

"Cristiano est une tête à claques !" — Vidal
En effet, présent face aux médias chiliens pour évoquer la rencontre, Arturo Vidal (Bayern Munich) ne s'est pas privé pour dégommer Cristiano Ronaldo .

Il enterre son fils... qui lui téléphone une semaine plus tard — Californie
L'histoire s'est passée début mai dans le comté d'Orange, près de Los Angeles , en Californie, dans l'ouest des Etats-Unis. Malgré les retrouvailles, la colère du père a vite pris le dessus lorsqu'il a compris que le légiste s'était trompé.

Pour des raisons différentes, les républicains modérés comme ultraconservateurs s'opposent à la réforme de l'Obamacare prônée par leur chef.

Trouver un compromis relève de la quadrature du cercle. Un texte qui conserve la structure de l'Obamacare, au grand dam des plus conservateurs, tout en réduisant de façon draconienne les fonds fédéraux alloués au programme Medicaid, au grand dam des plus modérés.

Les quatre frondeurs ultra-conservateurs regrettent que des milliards de subventions et de nombreuses réglementations soient maintenues en place par le plan républicain, loin de l'abrogation pure et simple dont ils rêvent. "Mieux vaut ne rien voter que de voter une mauvaise loi".

Et parmi les modérés, on dénonce la réduction progressive des aides fédérales au système de santé, en particulier pour l'assurance publique destinée aux plus pauvres, Medicaid, qui assure un Américain sur cinq et a été dopée par Obamacare. "C'est la plus grande promesse que nous ayons jamais faite à l'époque moderne", avait insisté mardi Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, où une première mouture de la réforme républicaine a été adoptée au forceps en mai, à la seconde tentative.

Les négociations devraient se poursuivre toute la semaine au sein de la majorité, et un marathon de votes sur des amendements aura lieu avant le vote final, à moins que le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, ne se résolve à retirer le texte, constatant l'impasse.

Les élus républicains appartenant à l'aile la plus modérée du parti redoutent que des millions d'Américains perdent leur assurance santé en cas d'adoption du texte, ce qu'un rapport publié lundi soir par le CBO a corroboré. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.