Hôpitaux britanniques et entreprises espagnoles cibles de cyberattaques — Europe

Lundi, 15 Mai, 2017

Ces attaques informatiques ont notamment touché le service public de santé britannique (NHS), bloquant les ordinateurs de nombreux hôpitaux du pays. Le NHS souligne que " l'enquête en est à son début " mais que le virus concerné serait Wanna Decryptor.

Des images ont été partagées sur les réseaux sociaux avec des écrans d'ordinateurs du NHS demandant le paiement de 300 dollars en bitcoins avec la mention: "Oups, vos dossiers ont été cryptés".

Le constructeur automobile français Renault, dont plusieurs sites de production - dont celui de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3 400 salariés - se trouvaient à l'arrêt samedi matin, figure également parmi les principales entreprises prises pour cible. Ce virus crypte les données contenues sur un ordinateur, afin d'exiger de son propriétaire une rançon en échange d'une clé de décodage. D'autres pays à travers le monde ont été également touchés par l'attaque: l'Australie, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, le Mexique et.la France. Ils précisent qu'il s'agissait "d'une campagne majeure d'emails malveillants".

Une attaque informatique d'une rare ampleur a été lancée vendredi 12 mai, touchant plusieurs dizaines de milliers d'ordinateurs dans le monde, infectés par un logiciel de rançon. Selon, une source anonyme citée par cette agence, l'attaque n'a pas permis de piratage de données. "Aujourd'hui nous avons assisté à une série de cyberattaques contre des milliers d'organisations et d'individus dans des dizaines de pays", a indiqué dans un communiqué l'agence britannique de cybersécurité (NCSC) qui recommande de mettre à jour ses logiciels de sécurité et ses anti-virus.

Renault touché à son tour par la vague de cyberattaques internationales
Selon la société de sécurité informatique Kaspersky, la Russie est le pays qui a été le plus touché par ces attaques. Outre les sites en France, une usine d'une filiale de Renault en Slovénie, la société Revoz , a été touchée.

Pas "d'ingérence ou d'influence" dans l'enquête sur les ingérences russes — États-Unis
Je ne m'étendrai pas sur la décision ou la manière dont elle a été appliquée. "C'est fait, et tout ira bien pour moi". Selon lui, rien ne peut arrêter les agents du FBI à " protéger les Américains et défendre la Constitution ".

La Juve attend le Real — Ligue des champions
Au-delà de ces chiffres, les stats sont faites pour être battues et c'est ce que l'ASM tentera de faire dans quelques heures. Bien sûr, ils sont plus mûrs que nous mais nous avons perdu parce que nous n'avons pas su profiter de nos occasions.

"Nous avons éteint les ordinateurs, par précaution, parce que tous nos serveurs sont hébergés par Telefonica, mais il n'y a aucun problème, 100% des installations sont opérationnelles", a assuré le porte-parole. "Aucun ordinateur ne fonctionne actuellement", ont déclaré en milieu d'après-midi à une journaliste de l'AFP deux employées de l'hôpital St Bartholomew, à Londres. Un porte-parole du Barts Health NHS Trust dans la capitale britannique a fait savoir à l'AFP qu'il a avait été dans l'obligation d'annuler ses rendez-vous et que les ambulances étaient redirigées vers des hôpitaux voisins.

" Nous avons activé notre plan d'incident majeur pour nous assurer que nous pouvons maintenir la sécurité et le bien-être de nos patients", a-t-il expliqué. Un peu plus tôt vendredi, c'est un géant des télécoms espagnol Telefonica qui a été victime de la cyberattaque. Selon les autorités espagnoles, le logiciel malveillant en question est un ransomware, qui empêche l'utilisateur d'avoir accès à ses fichiers, tant qu'il ne paie pas une rançon.

Dans un communiqué, le ministère espagnol s'est voulu cependant rassurant: 'L'attaque a touché ponctuellement des équipements informatiques de travailleurs de différentes entreprises' et 'elle n'affecte donc pas la prestation de services, ni l'exploitation des réseaux, ni l'usager de ces services'.

Le Centre cryptologique national espagnol (CCN) - division des services de renseignements en charge de la sécurité des technologies de l'information - a parlé d'une "attaque massive de ransomware", cryptoware ou "rançongiciel" en français, de type WannaCry. Une attaque du même type avait eu lieu en 2016 contre un hôpital de Los Angeles, le Hollywood Presbyterian Medical Center, qui avait fini par payer une rançon.